Commémoration du bicentenaire de |
Situation de la tombe de Lord Selkirk, sous ses chênes canadiens < Retour vers l’article principal. Cette tombe est placée par le hasard, et symboliquement du côté du couchant, c’est-à-dire vers le Canada à 6 852 km de Winnipeg en mettant le cap à 313°, quant à la ville dont il était comte, Selkirk (Écosse), elle se trouve à 1 348 km plein nord. C’est pour cela qu’un mystère planait : pourquoi cet illustre étranger a trouvé sa dernère demeure à cet endroit, alors qu’il n’a pas participé à la bataille d’Orthez 6 ans plus tôt ? Voici ce qu’en dit René Descazeaux dans son guide de la visite du cimetière.
55. Tombe de Lord Selkirk [n° 421 secteur E] Lord Selkirk fut un pionnier, épris de justice sociale. Cet Écossais idéaliste chercha à faire s’installer comme colons dans les grands territoires quasi vierges du Canada (au Manitoba notamment) ses compatriotes que la terre mère des Highlands ne nourrissait plus. Épuisé par ses combats sur des friches ingrates, il regagne son pays natal en 1819. Miné par la tuberculose, il vient en Béarn rechercher un climat plus doux et favorable. Il décède à Pau le 8 avril 1820. Le pasteur Gabriac conduira la cérémonie funèbre au cimetière d’Orthez le 15 avril (Pau ne possédant à l’époque ni temple ni cimetière pour ceux de la religion réformée). La sépulture du comte Selkirk, rapidement abandonnée, fut restaurée en 1913 par les soins d’un petit-fils du lord, le capitaine John Hope. Mais le temps fit des ravages. Il fallut abattre l’énorme chêne qui menaçait de ses racines la pierre à moitié disloquée. Émue de cet abandon, une société canadienne s’offrit à réparer les dégâts et fit sortir de terre à nouveau une tombe éclatante de blancheur, entourée d’une grille toute neuve. On rétablit l’inscription primitive : The Earl of Selkirk À quoi on ajouta un verset tiré du Livre des Proverbes : « Mais le sentier du juste est comme Le 24 mai 1978, en présence des autorités canadiennes et britanniques invitées par Jacques Destandau, maire d’Orthez, on inaugura le nouveau tombeau de Thomas Douglas, 5e comte de Selkirk. Cette tombe est aisément repérable sous deux arbres magnifiques qui la protègent avec une clôture en fer forgé peinte en blanc. René Descazeaux, Visite-découverte du cimetière Guanille (2014).
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